Mes premiers pas vers le Zéro déchet

zéro déchet

Quand on sait que chaque français produit environ 345 kilos de déchet par an, on se dit qu’il est temps de faire quelque chose.

Mais qu’en est il d’une vie « Zéro déchet » ?

Est il possible à l’ère du tout jetable, de ne pas avoir de poubelle dans sa maison ? Pouvons nous adopter ce mode vie sans contrainte ? Ce sont les questions que je me suis posé ces derniers mois.

La réponse est clairement non. Au moment où j’écris cet article, je suis encore trèèès loin du Zéro déchet, mais je m’améliore de jour en jour.

J’avance doucement mais surement, et à l’heure ou je vous parle, j’ai déjà trouvé pas mal de solutions pour réduire mes poubelles de quasiment 50%.

Mais alors, qu’avons nous mis en place au sein de notre foyer, pour avancer vers le « presque » zéro déchet ? Je me suis dit qu’il fallait que je partage cette aventure et son avancement avec vous !

Premièrement, ce qui me semble la base, c’est les provisions.

Je me rend depuis quelques temps, dans des boutiques ou j’achète en vrac. Pour la petite info, acheter en vrac reviens moins cher qu’acheter suremballé, parce que clairement, l’emballage et le marketing, ça se paye.

Là ou j’habite, je me suis rendu compte que le vrac était facile d’accès car plusieurs magasin le propose (lien en fin d’article, pour ceux et celles qui habite sur le bassin d’Arcachon).

Je n’ai pas encore assez de bocaux pour faire toutes mes courses, alors en attendant d’investir petit à petit et d’avoir un stock complet, je me sert des sacs en papier kraft à ma disposition dans ces boutiques (pour compléter les bocaux que j’ai déjà) et je les garde pour les réutiliser la fois suivante, au lieu de me servir d’emballages neufs chaque semaine.

Mais alors, que trouve-t-on dans les rayons vrac près de chez moi :

  • Les farines : blanche, épeautre, petit épeautre, sarrasin, maïs, pois chiches, soja…
  • Flocons d’avoine, de sarrasin, de riz, de millet, granola et muesli en tout genre…
  • Les sucres : blanc, roux, complet
  • Les œufs
  • Les féculents : pâte blanche, complètes ; riz blanc, complet, semi complet, rond ; quinoa ; semoule blanche, complète, fine, moyenne ; polenta ; boulgour, épeautre, millet …
  • Les légumes secs : lentille verte, noire, corail ; haricot rouge, blanc, azuki ; pois chiche ; pois cassé …
  • Fruits séchés : abricot, pruneau, ananas, banane, raisin, figue…
  • Fruits à coque : noix de cajou, noix de pécan, cacahuète, noix, noisettes, amandes…
  • Chocolat à pâtisser
  • Bonbons (ça peut servir pour les anniversaires…)
  • Biscuits (cookie, figolu, sablé…)
  • Café, thé, chocolat en poudre
  • Huile d’olive, de tournesol, de sésame…
  • Lessive, produit multi usage, savon noir, paillettes de savon de Marseille, savon de Marseille liquide, shampooing, vinaigre blanc, éponge, brosse à dent en bois…

Cette liste est bien sûr non exhaustive, ce sont les produits que j’ai l’habitude d’acheter, il y en a certainement d’autres, mais déjà, ça fait une bonne base, il me semble pour débuter ^^.

Donc maintenant quand je fais mes courses, je passe au rayon vrac. Ensuite au rayon fruits et légumes ou je ne prend pas d’emballage, car j’apporte mon sac en tissus. Si vous prenez des contenants pour certains fruits (je pense notamment aux fraises, framboises…) vous pouvez toujours les ramener la fois suivante, surtout si vous allez au marché, le producteur sera ravi de pouvoir s’en resservir car ses emballages lui coûte cher, et c’est donc des économies (si tout le monde fait ça, peut être que le prix des fraises au kilo va baisser ^^). Si vous avez oublié vos sacs, vous pouvez demander une cagette, à ramener la fois suivante. Quand j’étais dans le sud, je faisais partie d’une AMAP. Sur le bassin, je n’en ai pas trouvé à moins de 30 km de chez moi, et je trouve ça ridicule de faire 60 km par semaine pour aller chercher mes légumes, donc je me sert en magasin bio ou chez grand frais.

Pour les produits de nettoyage, ou vous y allez avec vos bocaux et bouteilles en verre, ou vous achetez directement les contenants sur place (en général un demi litre ou un litre) et vous les ramenez les fois suivantes pour les remplir.

J’avoue que j’ai adopté les produits ménagers, pour ce qui est des shampooing et savons pour le corps, je suis un peu plus septique. J’ai une peau atopique, et je réagis à n’importe quoi, je préfère donc acheter mes produits habituels, en parapharmacie, et je mets ensuite les contenants au recyclage (gel douche, shampooing, après shampooing, crème pour visage et corps).

Pour la viande, le poisson et le fromage, vous pouvez aller avec vos bocaux directement chez le boucher, le poissonnier ou le fromager (si vous en consommez évidement) et c’est là que ca se corse.

Comme nous en mangeons très peu (sauf le fromage qui est presque une drogue), je n’ai fait le test qu’une seule fois pour l’instant. Je suis allé chercher un poulet coupé en morceaux chez mon boucher. Il me l’a emballé dans un papier sans que j’aie le temps de dégainer mon bocal, et au moment ou je l’ai vu prendre un sac en plastique, je lui ai demandé de me le mettre dans mon sac en tissus. Demande auquel il m’a répondu : « Non mais vous rigolez, un beau sac comme ça, vous allez le tacher de sang, et après vous allez m’en vouloir ! » Tout en me mettant mon poulet dans un sac en plastique, il me l’a tendu l’air de rien, et hop je me suis retrouvé avec tout un tas d’emballage sans avoir le temps de protester. Je pense que je serai plus ferme la prochaine fois, le tout étant de ne pas avoir peur de passer pour une demeurée, juste parce que je ne veux pas d’un sac en plastique.

Pour le fromage, j’accepte encore le papier de mon fromager, que je mets au recyclage car il n’est pas plastifié, et je le glisse dans mon sac en tissu au lieu de prendre un sac plastique. Je trouve que c’est bien mieux pour le conserver, et comme je ne peux pas y aller chaque jour, j’en prends plusieurs d’avance et le papier est quand même le meilleur moyen qu’ils reste frais le plus longtemps possible.

Pour les jus de fruits, j’ai une centrifugeuse, donc je compte m’en servir à temps complet, je n’achèterais désormais plus de jus en bouteille (adieu Innocent, je t’aime, mais je suis obligé de mettre un terme à notre histoire, sauf si tu me propose de t’acheter en vrac, en venant avec mes contenants. Oui je sais, je rêve.).

Pour la boulangerie, il suffit de se procurer un sac à pain en tissus, et d’y glisser dedans le pain, et les viennoiseries. En même temps j’ai toujours vu ma grand mère faire comme ça quand j’étais petite (bonjour le sac à pain en tissus provençal !) et ça n’a jamais choqué personne.

Viens ensuite la liste des produits que je ne trouve pas sans emballage et qui me sont quand même indispensable :

  • Beurre et huile de coco pour les gâteaux et biscuits de la famille, car je n’achète plus de gâteaux industriel (et vu la quantité de beurre que je passe, impossible de l’acheter à la coupe chez le fromager, ça ne rentre pas dans notre budget) = recyclage et compost pour les papiers beurre
  • Crème végétale : soja, amande, avoine = recyclage
  • Lait demi écrémé pour le petit dej’ de ma fille (j’ai déjà essayé le lait entier du fromager en bouteille en verre, elle déteste) = recyclcage
  • Lait végétal : avoine, soja, amande (je pense que je vais passer à la version maison) = recyclage
  • Mamie bio, ou Nocciolata (à la maison, ils sont accro à la pâte à tartiner, et même celle que je fait ne détrône pas ces deux là) vendu dans des bocaux en verres, que je récupère pour l’instant, et que je mettrais au recyclage quand j’en aurais vraiment trop !
  • Sirop d’agave, environ une bouteille par mois = recyclage
  • Gel douche et shampooing qui conviennent à ma peau, crème pour le corps, dentifrice (bicarbonate de soude, bonjour, c’est pour bientôt, il faut que je m’y fasse psychologiquement) = recyclage
  • Papier toilette (même si les rouleaux vont au recyclage, le film plastique qui l’entoure part à la poubelle), serviette hygiénique (ne me parlez pas encore de la cup, j’ai très peur…)
  • Maquillage (comme je me maquille très peu, ca se réduit à deux tubes de BB crème et un mascara par an, plus un crayon noir que je traine depuis 3 ans)
  • Bouteille de vin et de bière = recyclage
  • Tomates concassées pour les plats en sauce en hiver. Nous en consommons pas mal, je l’achète bio, mais vu la quantité à l’année et la taille de ma cuisine, il m’est impossible de préparer 60 pots de tomates en été, et de les stocker pour l’hiver. Le mieux est de prendre des pots en verre et de les mettre au recyclage
  • Tofu, stick crétois, steack végé, environ une fois par semaine, et la clairement le plastique du sous vide part à la poubelle….mais il y a des jours ou je n’ai pas le temps de tout faire maison, et ça me dépanne plutôt bien, ce qui m’évite de manger un plat préparé, ou un sandwich…sous plastique…

Je pense avoir fait le tour des produits que j’achète encore sous emballage, en sachant que 90% d’entre eux sont recyclable, même si ce n’est pas la solution, c’est toujours mieux que rien. Ca paraît beaucoup dit comme ça, mais comme c’est un roulement, je n’achète pas tout ça à chaque fois que je fais les courses, et finalement, il n’y a pas grand chose dans mon bac à recyclage à la fin de la semaine, et quasiment rien dans la poubelle qui fini à la décharge.

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Venons en au déchet compostable. C’est une question sur laquelle il faut que je reste réaliste. Je vis dans une petite maison sans extérieur, de 70 M2 en centre ville, avec une cuisine ouverte sur le salon. Donc le composteur dans la cuisine, vu la tonne de fruits et légumes que je consomme, ce n’était pas une idée raisonnable. Déjà parce qu’il aurait fallu un bac immense, et en plus parce qu’on a beau dire, franchement dans une pièce fermé, ça fini toujours par sentir mauvais.

Je me suis donc renseigné au niveau de ma commune, et il se trouve qu’il existe une poubelle « marron ». Le bac à déchet vert et bio déchet. Il est distribué pour les déchets de jardin, et une fois le ramassage effectué (une fois par semaine) envoyé dans un centre de tri pour faire du compost.

J’ai donc passé un coup de fil en expliquant que le composteur fourni par la ville était tout simplement impossible dans mon cas (franchement, je trouve quand même la démarche super, ce n’est pas toutes les communes qui propose cette option), mais que je souhaitais quand même composter mes déchets. Et que je me disais que si j’avais droit à une poubelle marron, je pourrais y mettre mes épluchures de légumes, mes coquilles d’œufs, et mon marc de café, pour que tout ce petit monde soit envoyé au centre de tri pour faire du compost. On m’a répondu que j’avais des idées bizarres, mais qu’en effet, cette solution pouvait marcher. Au grand désespoir de mon chéri, nous avons donc une troisième poubelle devant la porte, juste à côté du bac jaune à recyclage, et de l’autre, celle qui sert à mettre tout le reste.

A l’heure ou je vous parle, j’ai pour idée d’écrire une lettre au maire, pour lui suggérer de proposer cette poubelle aux habitants qui ne peuvent pas avoir de composteur, et pas seulement à ceux qui désirent mettre les feuilles mortes du jardin. Parce que franchement, il faut avoir l’idée, même celle de l’accueil des déchets n’y avait jamais pensé (il faut dire que sur le site internet, ce n’est pas vraiment clair)! Je vais une fois de plus passer pour une allumée, mais en même temps, je commence à avoir l’habitude ^^.

Alors évidemment, ce mode de vie suggère que très peu de produits industriels entre dans la maison. Pour ma part, ce n’est pas vraiment un problème car nous ne consommons pas de soda, pas de bonbons, et plus du tout de gâteaux industriels. Quand je n’ai pas le temps de préparer une fournée de muffins ou de cookie pour le petit dej’ et le goûter, je passe à la boulangerie prendre des viennoiseries. Ce qui arrive rarement, car même quand je bosse la saison, ça prend vraiment 10 minutes dans la journée de faire une pâte à cookies, et je pense que ca vaut vraiment le coup de « perdre » 10 minutes de son temps pour manger quelque chose de bon et sain en se levant le matin. Sinon, du pain et du beurre trempé dans du chocolat font parfaitement l’affaire. Voilà pour ma fille et mon chéri, de mon côté, je mange du porridge au petit dej’, et je ne goûte quasiment jamais, problème réglé.

Pareil pour les repas. Je fais en fonction du temps que je peux y consacrer. Donc on mangera de la pizza ou une tarte si je peux faire une pâte maison. Si je suis pressé, ce sera pommes de terre au four et salade, ou pâte au pesto (je prépare des sauces à l’avance quand je sais que je vais être en speed dans la semaine). Mais ça je le faisais déjà avant de vouloir réduire mes déchets. Déjà parce que j’adore cuisiner, et ensuite parce que j’ai envie de faire attention à ce que je met dans mon assiette.

Dans le rayon vrac de chez So bio, il y a des « riz  préparés », mélange sec de riz, épices, légumes secs, fruits secs… Enfin bref c’est très pratique, dans une poêle avec un peu d’eau et 10 minutes plus tard c’est prêt. C’est un plat complet avec des ingrédients bio, facile, rapide, et pas cher (10 euros le kilo, il faut compter 100 grammes cru par personne).

La problématique reste ce qui vient de l’extérieur. Les cadeaux, les étiquettes de fringues, ou le livre de la Fnac emballé sous plastique (prendre celui de présentation qui n’est plus emballé ne me semble pas forcément une solution, puisque l’emballage est certes déjà à la poubelle, mais dans la mienne ou dans une autre, le plastique ira quand même à la décharge). Ma fille lit plusieurs livres par mois (et moi j’adore les livres de cuisine), et je ne veux pas passer à une liseuse électronique (c’est tellement bien de lire un livre en vrai papier).

L’amener chez un bouquiniste ou son choix sera limité, n’est à mon avis pas une solution, si je veux qu’elle continue à apprécier la lecture. Par contre, je donne les bouquins et les fringues dont elle ne se sert plus à des copines dont les enfants sont plus jeunes, en espérant qu’elles feront de même à leur tour, et que ça n’ira pas à la poubelle si c’est encore en bon état.

Je suis consciente que je ne suis pas encore au top, et je sais qu’il va me falloir du temps pour arriver à un zéro déchet absolu, mais en tentant l’aventure, je me suis rendu compte que sans basculer dans l’extrême, il est tout a fait possible de réduire ses déchets de moitié, « finger in the nose ».

Alors pour y arriver on pense :

  • produits en vrac
  • fait maison
  • compostage
  • Faire don des objets qui ne nous servent plus à des amis ou des associations

Et c’est déjà un bon début.

Et vous, l’aventure zéro déchet, ça vous tente ?

 

Pour vos courses en vrac sur Bordeaux et le bassin :

So.bio Biganos : avec un rayon géant, mais surtout de l’alimentaire

Biocoop Gujan Mestras : pour l’alimentaire en vrac, et fromage à la coupe.

La Recharge Bordeaux : En centre ville, on trouve de tout en vrac, même les produits ménagers, éponges, brosse à dents, épices, thés, TOUT ce dont vous verrez est à la recharge. Si vous allez rarement sur Bordeaux, servez vous ailleurs pour la nourriture et faites le plein de produits non périssable 2 ou 3 fois par an !

Pour un composteur ou un bac marron, si vous habitez Arcachon, Gujan-Mestras, Le Teich, ou la Teste de Buch, contactez le service de Gestion des bacs par téléphone.

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